F.L.N.C.

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| Marquis relève-toi, ils sont devenus fous

Que sont devenues nos traditions, qu’est devenu notre peuple camarguais ?

Les marchands du temple ont la mainmise sur notre passion, sur notre culture, sur notre identité.

L’argent domine tout, l’argent maîtrise tout, l’argent décide de tout.

 

Nos arènes deviennent des blocs de béton qui oublient la fé di bioù pour respecter des normes, des règles.

Vauvert, Aimargues qu’avez-vous fait de vos beaux plans, remplacés par ces blockhaus sans âme, sans passion ?

Heureusement que quelques villages comme Lansargues, Beauvoisin ou Saint Laurent d’Aigouze ont su faire rimer modernité et tradition. Merci à eux.

 

Les Saintes Maries de la Mer, lieu saint d’entre tous, cœur de notre peuple, phare qui devrait guider nos traditions, devient un nid à fric où les chevaux faméliques des promenades pour touristes succèdent à d’autres chevaux faméliques d’autres promenades, où les hôtels bétonnés succèdent aux hôtels bétonnés.

 

Nos abrivado, nos bandido sont devenues des spectacles qui ne respectent rien d’autre que le prix de la prestation. Les parcours sont clos, toujours pour ce respect des consignes de sécurité. Les « longues » sont suivies par des quads, des motos, des 4*4. Il faut en venir à signer une charte pour que les gardians s’habillent convenablement.

 

La course camarguaise est devenue un sport, un métier. Les spectacles succèdent aux spectacles, la quantité est plus importante que la qualité, le respect du Dieu taureau a disparu au profit du décompte des points levés. Cette année, même la Cocarde d’Or, course des courses, est entachée par la magouille : il faudrait diminuer le nombre d’hommes en piste pour s’assurer la présence d’un cocardier. Où allons-nous ?

 

Marquis relève-toi, ton peuple camarguais est devenu fou

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